Mer, montagne ou campagne ? (A2)

Sea, mountains or countryside? — La Bretagne et ses crêpes, la Provence et sa lavande, les Alpes et leur neige : la France a beaucoup de visages. Deux amis rêvent de leurs prochaines vacances et se racontent leurs voyages.

Élise : Salut ! J’ai une grande nouvelle : j’ai cinq jours de vacances en mai. Je veux partir !

Paul : Super ! Tu veux aller où ? À la mer, comme toujours ?

Élise : Peut-être, mais je ne sais pas. La France est grande, il y a tellement de choix.

Paul : Moi, je dis la montagne. Les Alpes, c’est magnifique, même sans neige.

Élise : La montagne en mai ? Franchement, il fait encore froid, non ?

Paul : Pas du tout, c’est la meilleure saison ! Les fleurs sortent, et il n’y a presque personne.

Paul : Je suis né là-bas, dans un petit village. Mon père m’emmenait marcher tous les dimanches.

Paul : On montait avec un sandwich, et on mangeait en haut, devant les sommets.

Paul : Le silence, l’air froid, l’odeur des arbres : je m’en souviens très bien.

Élise : Oh, c’est beau !

Élise : C’est beau, ça. Mais moi, je préfère la Bretagne. Les vagues, le vent, les grandes plages.

Paul : Tu y es déjà allée ?

Élise : Oui, l’été dernier. J’ai mangé des crêpes tous les jours, avec du beurre salé.

Paul : Du beurre salé ? Ça a l’air bon !

Élise : Délicieux ! Et on boit du cidre avec, dans un petit bol. C’est la tradition.

Paul : Ça me donne faim. Et le temps ? Il pleut tout le temps, non ?

Élise : Non, c’est un cliché ! Il y a de la pluie, mais aussi du grand soleil, souvent le même jour.

Paul : Ha ha, quatre saisons en une journée. Ça, je veux bien le croire.

Élise : Et toi, tu es déjà allé dans le sud ? En Provence ?

Paul : Une fois, en été. Il faisait très chaud, et on entendait les cigales partout.

Paul : On a marché dans des champs de lavande violette. L’odeur était incroyable.

Paul : Le soir, on a mangé sur une terrasse, avec de l’huile d’olive et des tomates.

Élise : Ça me fait rêver. La lavande, c’est aussi mon odeur préférée, après la pluie.

Paul : Alors la Provence, c’est parfait pour toi, non ?

Élise : Attends, il y a aussi l’Alsace. J’ai vu des photos de petits villages avec des maisons colorées.

Paul : Oui ! Et on y mange de la choucroute, de la charcuterie et des gâteaux délicieux.

Élise : La choucroute, bof. Mais j’aime bien les marchés, avec les petites lumières en hiver.

Paul : Alors il faut y aller en décembre, pas en mai. Pour le marché de Noël.

Élise : Bonne idée ! Mais en mai, qu’est-ce que je fais ? Il me reste cinq jours.

Paul : La Normandie ? C’est près de Paris. Il y a la mer, des falaises, et des pommes partout.

Élise : Des falaises blanches, j’ai déjà vu des photos. Et le fromage, le camembert, c’est là-bas, non ?

Paul : Voilà ! Tu manges du camembert le matin, des moules à midi, et du cidre le soir.

Élise : Du fromage et des moules ensemble ? Pas si vite, je suis végétarienne le lundi.

Paul : Ha ha ! D’accord, du fromage seulement. Et une grande balade sur la plage.

Élise : Ça me plaît. Mais je veux aussi voir un volcan, un jour.

Paul : Un volcan en France ? Tu rigoles ?

Élise : Non, en Auvergne ! Ils sont éteints depuis très longtemps, mais on peut monter dessus.

Paul : Ah bon ? Je ne savais pas. On apprend tous les jours.

Élise : Et il y a du fromage aussi, bien sûr. Tu vas adorer.

Paul : Vraiment ? Quel genre de fromage ?

Élise : Des fromages forts, avec une croûte. Ils sentent fort, mais ils sont délicieux.

Paul : Du fromage, des montagnes, un volcan : j’arrive !

Élise : Ha ha ! Du coup, on part ensemble ? On prend le train, comme ça, on regarde le paysage.

Paul : Le train, oui, j’adore. On voit les champs, les villages, les rivières.

Élise : Et on peut lire, dormir ou regarder par la fenêtre. Moi, je regarde toujours par la fenêtre.

Paul : Pareil. Un jour, j’ai vu un cerf dans un champ, depuis le train.

Paul : Il courait à côté de nous, très vite, pendant une minute. C’était magique.

Élise : Wow, quelle chance !

Élise : Ça m’arrive aussi de voir des vaches, des chevaux, des moutons. Ça me fait sourire.

Paul : Bon, alors on fait un plan. Trois régions en cinq jours, c’est trop ?

Élise : Un peu trop, oui. Deux régions, c’est mieux. La Normandie, et puis la Bretagne, tout près.

Paul : D’accord, mais je choisis la prochaine fois : ce sera les Alpes, en été.

Élise : Ça marche ! Et la fois d’après, la Provence, pour la lavande.

Paul : Petit à petit, on va faire le tour de la France.

Élise : Oui ! Et on va ramener une spécialité de chaque région. Un fromage, une crêpe, un miel.

Paul : Une crêpe dans un sac ? Ça va être compliqué.

Élise : Ha ha ! Alors un petit sachet de sel de Bretagne. Ça, c’est facile.

Paul : Très bien. Je regarde les horaires de train ce soir, et je te dis tout demain.

Élise : Parfait. Moi, je réserve un petit hôtel près de la mer, avec vue sur les vagues.

Paul : Avec vue sur les vagues ? Tu ne perds pas de temps, toi !

Élise : Non, mais je dois dire que ça m’est égal, tant qu’il y a du vent et du soleil.

Paul : Et toi qui nous écoutes, tu préfères la mer, la montagne ou la campagne ? Pense à ta réponse.