Le métro, mon grand ami (A2)

The metro, my good old friend — Les correspondances, les musiciens dans les couloirs, l’heure de pointe et les stations qu’on adore : deux amis racontent leur vie dans le métro de Paris.

Amina : Salut ! Alors, tu as survécu à ta première semaine dans le métro ?

Lucas : Ben, presque. Lundi, je me suis perdu à Châtelet. Une heure dans les couloirs !

Amina : Ha ha, ça arrive à tout le monde. Cette station est énorme.

Lucas : Oui ! Il y avait des escaliers partout, et je suivais les mauvais panneaux.

Amina : Moi, au début, je regardais seulement la couleur de la ligne.

Lucas : La couleur ? Ça aide vraiment ?

Amina : Oui, chaque ligne a un numéro et une couleur. Ma ligne, c’est la jaune.

Amina : Elle est simple : tu montes, tu descends, et c’est tout.

Lucas : Moi, je dois changer deux fois. Du coup, je stresse un peu le matin.

Amina : Je comprends. Et à quelle heure tu pars ?

Lucas : À huit heures. C’est l’heure de pointe, il y a énormément de monde.

Lucas : Lundi, j’étais collé contre la porte, avec le sac d’un monsieur dans le dos.

Lucas : Je ne pouvais pas bouger, et j’ai raté ma station.

Lucas : J’ai dû descendre à la suivante et revenir en arrière.

Amina : Oh là là ! Moi aussi, ça m’est arrivé plusieurs fois.

Amina : Le conseil, c’est de se rapprocher de la porte deux stations avant.

Lucas : Bonne idée, je vais essayer demain. Et le ticket ? Tu as un pass ?

Amina : Oui, j’ai un pass sur mon téléphone. Je passe devant le portique, et voilà.

Lucas : Moi, j’achète encore des tickets. Je les perds tout le temps !

Lucas : Franchement, un pass, ça coûte cher, non ?

Amina : Pas du tout ! C’est moins cher que les tickets, et tu gagnes du temps.

Lucas : D’accord, je m’en occupe ce week-end. Et dans le métro, tu fais quoi, toi ?

Amina : Je lis. J’ai terminé trois livres le mois dernier, rien que dans le métro.

Lucas : Trois livres ! Franchement, moi, je n’y arrive pas : il y a trop de bruit. J’écoute de la musique.

Amina : Les gens, c’est le meilleur spectacle. On voit tout dans le métro.

Lucas : Oui, hier, un monsieur a offert sa place à une dame, avec un grand sourire.

Amina : Ça fait plaisir. Il y a aussi des musiciens dans les couloirs. Tu en as vu ?

Lucas : Oui ! Un guitariste jouait une chanson que je connais. Je me suis arrêté une minute.

Amina : Moi, il y a un accordéoniste que j’adore, à la station Abbesses.

Amina : Il joue toujours le matin, et ça me met de bonne humeur.

Amina : Je lui donne une pièce de temps en temps, quand j’en ai.

Lucas : C’est une belle habitude. Et les stations, tu as une préférée ?

Amina : Oui, une station avec des murs en carreaux blancs, et des lampes jaunes. Très jolie.

Lucas : Moi, j’aime bien la ligne qui passe dehors, sur un pont. On voit la ville.

Amina : Ah oui, c’est vrai ! Quand il y a du soleil, c’est magnifique.

Lucas : Par contre, le métro en été, il fait trop chaud. J’ai l’impression d’être dans un four.

Amina : Je sais ! Et en hiver, tu entres avec ton manteau, et tu as chaud tout de suite.

Lucas : Ha ha ! Et le bruit ? Je ne m’habitue pas à la voix de l’annonce.

Amina : Petit à petit, tu n’y fais plus attention. Moi, je ne l’entends même plus.

Lucas : Tu as déjà vu quelque chose de bizarre dans le métro ?

Amina : Oui, une fois, un monsieur transportait un grand violoncelle. Il n’y avait plus de place !

Amina : Tout le monde s’est serré, et personne ne s’est plaint.

Lucas : Moi, j’ai vu un chien assis sur un siège, très sage. Il regardait par la fenêtre.

Amina : Ha ha ! Il connaît la ligne mieux que toi.

Lucas : Sûrement ! Dis, tu as des conseils pour ne plus me perdre ?

Amina : Oui. Regarde le nom de la dernière station de la ligne : c’est la direction.

Amina : Avec ça, tu sais toujours de quel côté aller.

Lucas : Ah, d’accord ! Je ne savais pas. Je prenais toujours le mauvais côté.

Amina : Et prends une application sur ton téléphone, ça marche très bien.

Lucas : Oui, j’en ai une, mais je n’ai plus de batterie à la fin de la journée.

Amina : Alors prends une petite batterie dans ton sac. Moi, j’en ai toujours une.

Lucas : Bof, ça pèse dans le sac. Mais tu as raison. Et si je me perds encore, je t’appelle ?

Amina : Bien sûr ! Mais j’espère que tu vas bientôt connaître le métro par cœur.

Lucas : Un jour, peut-être. En attendant, je note tout dans mon carnet.

Amina : Tu as un carnet pour le métro ? C’est adorable !

Lucas : Oui, chaque soir, je note une chose nouvelle : une station, un musicien, un chemin.

Amina : Bravo. Dans un mois, tu vas pouvoir me guider, moi !

Lucas : Ha ha, ça m’étonnerait. Mais on peut essayer samedi, avec une balade en ligne douze ?

Amina : Pourquoi pas ! On descend à une station qu’on ne connaît pas, et on explore.

Lucas : Parfait. Et on prend un café là-bas, c’est moi qui invite.

Amina : Ça marche. Au fait, et toi, tu aimes le métro, au fond ?

Lucas : Oui, un peu. Il est bruyant, il est plein, mais c’est la ville qui bouge. Et toi ?

Amina : Moi, je l’adore. C’est mon petit monde, chaque matin, avec mon livre.