La bise ou la main ? (A2)

A kiss on the cheek or a handshake? — Deux bises, trois bises, ou une simple poignée de main : en France, se dire bonjour n’est pas toujours simple. Trois amis racontent leurs moments gênants et leurs petites règles.

Camille : Salut ! Hier, au bureau, j’ai fait la bise à un nouveau collègue. Il a eu l’air très surpris.

Julien : Ha ha ! Au travail, moi, je serre la main, et c’est tout. C’est plus simple.

Nora : Moi, je ne sais jamais quoi faire. Je reste là, avec ma main à moitié levée.

Camille : Pourquoi ? Ce n’est pas compliqué : on se connaît un peu, on s’embrasse.

Julien : Pas du tout, c’est compliqué ! Une bise, deux bises, trois bises, quatre bises ?

Nora : Quatre ? Sérieux ? Moi, je pensais que c’était toujours deux.

Camille : Ça dépend de la région. Dans certains endroits, c’est trois, ou même quatre.

Camille : Chez ma grand-mère, dans le sud, on fait toujours trois bises.

Camille : Un jour, j’en ai fait deux, et elle a attendu la troisième avec son visage tendu.

Nora : Ha ha ! Et toi, qu’est-ce que tu as fait ?

Camille : J’ai fait la troisième très vite, et on a ri. Elle m’a dit : « Voilà, c’est mieux ! »

Julien : Moi, mon problème, c’est le côté. On commence par la joue gauche ou la joue droite ?

Nora : Ah, ça, c’est mon cauchemar ! La semaine dernière, j’ai tourné du mauvais côté.

Nora : On s’est cognés le nez, presque. La dame a rigolé, et moi, j’étais rouge.

Nora : Depuis, je regarde toujours de quel côté la personne tourne la tête.

Camille : Oh, la pauvre !

Camille : Bonne méthode ! En général, on tourne vers la droite, mais ça change aussi.

Julien : Tu vois, c’est pour ça que je préfère la main. Pas de risque, pas de côté.

Camille : Bof, la poignée de main, c’est froid. Entre amis, ça fait bizarre.

Julien : Au contraire, c’est poli. Et au bureau, tout le monde fait ça.

Julien : Et puis, une main, c’est clair : on sait tout de suite ce qu’on doit faire.

Nora : Moi, dans mon pays, on met la main sur le cœur. C’est joli, non ?

Nora : Et les enfants disent bonjour aux voisins un par un, en baissant un peu la tête.

Camille : Oh, c’est charmant !

Camille : Très joli ! On peut le faire en France aussi, si on ne veut pas faire la bise.

Julien : Oui, un petit signe de la main et un sourire, ça marche toujours.

Nora : Et si quelqu’un te tend la joue, tu ne peux pas dire non.

Camille : Si, tu peux ! Tu dis : « Excuse-moi, je suis un peu enrhumé. » Et c’est fini.

Julien : Ha ha, l’excuse du rhume. Très utile.

Nora : Et avec les hommes ? Les hommes aussi se font la bise ?

Julien : Entre amis proches, ou en famille, oui. Moi, avec mon frère, on se fait la bise.

Julien : Mais avec mes collègues hommes, c’est une poignée de main, toujours.

Camille : Ah bon ? Même si vous êtes amis ?

Julien : Un jour, un collègue m’a fait la bise sans prévenir. J’ai failli tomber en arrière !

Camille : Ha ha, la bise surprise ! Moi, ça ne me dérange pas du tout.

Nora : Moi, je trouve ça gentil, mais seulement avec les gens que je connais bien.

Camille : C’est normal. Et à une fête, avec vingt invités, on salue tout le monde comme ça ?

Julien : Attends, ça, c’est le vrai défi. On arrive, et on fait le tour de la pièce !

Nora : J’ai fait ça le mois dernier, chez une amie. Ça a pris dix minutes.

Nora : À la fin, j’avais mal aux joues, parce que je souriais trop.

Camille : Ha ha, courageuse !

Camille : Ha ha ! Le plus drôle, c’est quand on se dit bonjour deux fois par erreur.

Julien : Ah oui ! Tu fais la bise à quelqu’un, et dix minutes après, tu recommences.

Camille : Et la personne dit : « On s’est déjà dit bonjour ! » Tout le monde rit.

Nora : Je comprends mieux, maintenant. Merci, vous m’aidez beaucoup.

Julien : Pas de souci. Petit à petit, tu vas trouver ta méthode.

Camille : Mon conseil : regarde les autres. Si tout le monde s’embrasse, fais pareil. Sinon, serre la main.

Nora : Et si je me trompe ? Ce n’est pas grave ?

Julien : Pas du tout. Les gens trouvent ça sympa quand tu fais l’effort.

Camille : Et un sourire, c’est la meilleure façon de dire bonjour. Ça marche partout.

Nora : D’accord. Demain, j’ai un rendez-vous avec la directrice. Je serre la main, alors ?

Julien : Exactement. Une main ferme, un sourire, et un petit « bonjour, enchantée ».

Camille : Mais si elle te fait la bise, tu réponds, bien sûr !

Nora : Et si je tourne du mauvais côté ?

Julien : Alors tu ris, et c’est parfait. Le rire sauve toujours la situation.

Camille : Bien dit ! Et pour fêter ça, ce week-end, je fais un dîner chez moi.

Nora : Avec dix invités ? Alors, je vais devoir embrasser tout le monde !

Julien : Ha ha, bon courage ! Moi, j’apporte le dessert, et je serre la main.

Camille : Tu fais ce que tu veux. Du coup, on t’invite, et on te laisse tranquille.

Nora : Samedi, à quelle heure ? Je veux arriver à l’heure, pour avoir le temps de bien saluer.

Camille : À huit heures. Et toi qui nous écoutes, tu préfères la bise, la main ou un simple sourire ?