À la découverte de Charlotte, la « ville reine » de Caroline du Nord (B1)

Discovering Charlotte, the Queen City of North Carolina — Pourquoi appelle-t-on Charlotte la « Queen City » ? De la toute première pépite d’or découverte aux États-Unis en 1799 jusqu’à ses gratte-ciel bancaires, le temple de la course NASCAR et ses forêts verdoyantes : voyage au cœur de la Caroline du Nord.

Camille : À la découverte de Charlotte, la « ville reine » de Caroline du Nord.

Bastien : Bonjour ! Quand les voyageurs européens pensent à la côte Est des États-Unis, ils citent tout de suite New York, Boston, Washington ou Miami.

Camille : Bonjour ! Et pourtant, à mi-chemin entre Washington et Atlanta, au cœur du magnifique État de la Caroline du Nord, se cache l’une des métropoles les plus dynamiques, les plus vertes et les plus attachantes de toute l’Amérique : Charlotte !

Bastien : Une ville qui a tellement le vent en poupe que plus de cent personnes nouvelles viennent s’y installer chaque jour de l’année !

Camille : Commençons par son surnom royal qu’on voit écrit partout, sur les enseignes des cafés, sur les maillots de sport et même sur l’aéroport : pourquoi appelle-t-on Charlotte la « Queen City », la ville reine ?

Bastien : Il faut remonter à l’année mille sept cent soixante-huit, à l’époque où les treize colonies américaines appartenaient encore à la couronne d’Angleterre.

Camille : Les colons d’origine écossaise, irlandaise et allemande qui se sont installés sur cette colline boisée ont voulu flatter le roi britannique George trois pour obtenir le statut officiel de ville !

Bastien : Ils ont donc baptisé leur nouvelle cité Charlotte, du prénom de la jeune reine Charlotte de Mecklembourg-Strelitz, une princesse allemande qui venait d’épouser le roi d’Angleterre !

Camille : Et c’est pour cela que toute la région autour de Charlotte s’appelle encore aujourd’hui le comté de Mecklenburg !

Bastien : Mais le plus drôle de l’histoire, c’est que sept ans seulement après avoir donné le nom de la reine d’Angleterre à leur ville, les habitants de Charlotte ont été les tout premiers d’Amérique à se révolter contre le roi d’Angleterre !

Camille : Raconte-nous cet épisode rebelle du vingt mai mille sept cent soixante-quinze !

Bastien : Un an entier avant la célèbre Déclaration d’indépendance de Philadelphie du quatre juillet mille sept cent soixante-seize, les citoyens de Charlotte ont signé leur propre déclaration de liberté pour chasser l’administration britannique !

Camille : Et pendant la guerre d’Indépendance, quand le général anglais Cornwallis a essayé d’occuper Charlotte en mille sept cent quatre-vingts, les habitants lui ont mené la vie très dure dans les bois !

Bastien : Comment a-t-il surnommé la ville en partant ?

Camille : Il a fui la ville en l’appelant « un véritable nid de frelons rebelles » !

Bastien : C’est génial !

Camille : Et les habitants de Charlotte ont été tellement fiers de cette insulte du général anglais qu’ils ont adopté le nid de frelons comme emblème officiel !

Bastien : C’est donc de là que vient le nom de leur équipe de basket-ball ?

Camille : Exactement : l’équipe professionnelle de basket-ball de la ville s’appelle les Charlotte Hornets, les Frelons de Charlotte !

Bastien : Maintenant, parlons d’un secret historique incroyable que même beaucoup d’Américains ignorent : quand on dit « ruée vers l’or aux États-Unis », tout le monde pense à la Californie en mille huit cent quarante-neuf.

Camille : Eh bien non ! La toute première ruée vers l’or de l’histoire des États-Unis a commencé cinquante ans plus tôt, en mille sept cent quatre-vingt-dix-neuf, tout près de Charlotte !

Bastien : Et l’histoire de cette découverte ressemble à un conte : un dimanche matin de mille sept cent quatre-vingt-dix-neuf, un garçon de douze ans nommé Conrad Reed décide de sécher l’église pour aller pêcher à l’arc dans le petit ruisseau de la ferme familiale !

Camille : Au fond de l’eau claire, il aperçoit un gros caillou jaune triangulaire qui brille au soleil : il le sort du ruisseau et s’aperçoit que cette pierre pèse près de huit kilos !

Bastien : Une pépite d’or massif de huit kilos ! Mais qu’a fait le père de Conrad, qui était un ancien soldat allemand devenu fermier et qui n’avait jamais vu d’or brut de sa vie ?

Camille : Il a trouvé ce gros caillou jaune bien lourd et bien pratique… et il l’a posé par terre dans la maison pour servir de cale-porte pendant trois ans !

Bastien : Pendant trois ans, une pépite qui valait une fortune colossale a retenu la porte d’entrée de la ferme contre les courants d’air !

Camille : En mille huit cent deux, le fermier apporte finalement son cale-porte chez un bijoutier de la ville voisine : le bijoutier reconnaît immédiatement l’or pur et lui demande quel prix il en veut.

Bastien : Ne connaissant pas le cours de l’or, le brave fermier demande timidement trois dollars et cinquante cents, soit une semaine de salaire agricole, alors que la pépite valait mille fois plus !

Camille : Heureusement, quand il a compris la vérité, le fermier a fouillé son ruisseau avec ses voisins et a trouvé une autre pépite de treize kilos : la première ruée vers l’or américaine était lancée à Charlotte !

Bastien : Des centaines de mines d’or se sont ouvertes dans les collines voisines dès les années mille huit cent vingt !

Camille : Et qu’a décidé le gouvernement américain en voyant tout cet or ?

Bastien : En mille huit cent trente-sept, il a construit à Charlotte la toute première succursale de la Monnaie des États-Unis pour frapper des pièces d’or sur place !

Camille : Et c’est cette histoire de l’or du dix-neuvième siècle qui nous donne la clé du Charlotte moderne : pourquoi est-elle devenue la deuxième capitale bancaire des États-Unis derrière New York ?

Bastien : Parce que grâce aux mines d’or, puis aux grandes usines textiles de coton et à l’énergie hydroélectrique des rivières de Caroline, Charlotte avait accumulé dès le début du vingtième siècle un savoir-faire financier unique dans tout le Sud américain !

Camille : Puis dans les années soixante-dix et quatre-vingt, un banquier audacieux de Charlotte a racheté des dizaines de banques à travers tout le pays !

Bastien : Jusqu’où est allée cette expansion bancaire ?

Camille : Il a fini par racheter la grande banque de Californie pour installer le siège national de Bank of America à Charlotte !

Bastien : Aujourd’hui, quand on lève les yeux au cœur de la cité, on admire une silhouette spectaculaire de gratte-ciel de verre et de granit !

Camille : Quelle est la plus haute tour d’Uptown ?

Bastien : La tour de deux cent soixante-cinq mètres de Bank of America, dont le sommet s’illumine la nuit comme une couronne de cristal !

Camille : D’ailleurs, si vous visitez Charlotte, attention à un mot de vocabulaire local qui trahit immédiatement les touristes : à Charlotte, il ne faut jamais dire qu’on va à « Downtown » pour désigner le centre-ville !

Bastien : Comment les habitants de Charlotte appellent-ils le centre historique où se dressent chaque gratte-ciel et chaque siège de banque ?

Camille : Ils l’appellent « Uptown », la ville haute !

Bastien : Pourquoi « Uptown » au lieu de « Downtown » ?

Camille : Tout simplement parce qu’au dix-huitième siècle, le carrefour central de Trade Street et Tryon Street, où se croisaient deux anciens sentiers amérindiens de commerce, a été bâti tout au sommet de la colline la plus haute des environs !

Bastien : Donc quel que soit le quartier d’où l’on partait autour de Charlotte, il fallait littéralement monter la colline pour aller au marché du centre !

Camille : Mais ce qui émerveille le plus les visiteurs quand leur avion descend vers l’aéroport de Charlotte, ce ne sont pas seulement les gratte-ciel d’Uptown : c’est la forêt géante qui recouvre toute la ville !

Bastien : C’est stupéfiant : vue du ciel, Charlotte ressemble à une ville construite au milieu d’un parc national !

Camille : Charlotte possède l’une des plus grandes canopées urbaines des États-Unis : près de la moitié de la surface de la ville est recouverte par les branches d’immenses chênes centenaires appelés Willow Oaks !

Bastien : Quand tu te promènes dans le magnifique quartier historique de Myers Park ou de Dilworth, les grands chênes plantés de chaque côté des avenues se rejoignent au-dessus de la rue pour former une cathédrale de verdure !

Camille : En été, cette canopée d’arbres vaut son pesant d’or, car elle rafraîchit l’air des quartiers de plusieurs degrés et purifie l’atmosphère !

Bastien : Et juste à côté d’Uptown, les anciennes usines de coton en brique rouge du dix-neuvième siècle ont connu une seconde vie spectaculaire !

Camille : Dans le quartier artistique de NoDa et dans celui de South End le long du tramway électrique, les vieux entrepôts de coton ont été transformés !

Bastien : Qu’est-ce qu’on y trouve aujourd’hui ?

Camille : Des galeries d’art, des salles de concert, des boulangeries et des brasseries artisanales qui poussent comme des champignons !

Bastien : Parlons maintenant d’une autre grande passion née dans les collines de la région et dont Charlotte est la capitale mondiale absolue : la course automobile NASCAR !

Camille : Sais-tu comment la course automobile NASCAR est née dans les montagnes des Appalaches pendant les années mille neuf cent vingt et trente ?

Bastien : C’est une histoire digne d’un film d’action : à l’époque de la Prohibition, quand l’alcool était interdit aux États-Unis, des distillateurs clandestins fabriquaient du whisky de maïs la nuit au clair de lune dans les forêts des Appalaches !

Camille : Et pour livrer leurs bouteilles à toute vitesse sur les petites routes sinueuses vers Charlotte sans se faire rattraper par la police, ces chauffeurs modifiaient secrètement le moteur de leurs voitures Ford !

Bastien : Une fois la Prohibition terminée, ces pilotes virtuoses ont continué à faire la course entre eux le dimanche dans les champs pour savoir qui avait la voiture la plus rapide !

Camille : C’est donc ainsi qu’est née la course de voitures d’origine modifiées ?

Bastien : Oui ! Et aujourd’hui, près de quatre-vingt-dix pour cent de toutes les écuries professionnelles de NASCAR ont leurs ateliers d’ingénieurs autour de Charlotte !

Camille : Au cœur d’Uptown se trouve le spectaculaire musée du NASCAR Hall of Fame, et juste au nord s’étend l’immense circuit ovale de Charlotte Motor Speedway !

Bastien : Chaque mois de mai s’y court la célèbre course nocturne de six cents miles devant des tribunes combles !

Camille : Quand quarante voitures lancées à plus de trois cents kilomètres à l’heure passent ensemble à quelques centimètres les unes des autres sur le virage relevé du circuit, l’air vibre jusque dans la poitrine des spectateurs !

Bastien : Mais Charlotte est aussi devenue une grande ville de sport collectif avec le stade des Carolina Panthers et, depuis deux mille vingt-deux, le club de football du Charlotte FC !

Camille : À chaque match de football, plus de trente-cinq mille supporters chantent en chœur dans le stade d’Uptown !

Camille : Et pour ceux qui préfèrent pratiquer le sport eux-mêmes en pleine nature, Charlotte possède à vingt minutes du centre-ville un lieu unique au monde : le Centre national d’eau vive des États-Unis !

Bastien : Explique-nous comment fonctionne cet endroit extraordinaire construit au bord de la rivière Catawba au milieu de cinq cents hectares de forêt !

Camille : C’est la plus grande rivière artificielle d’eau vive de la planète, où s’entraînent les champions olympiques américains de kayak et de canoë, mais qui est ouverte à tous les habitants !

Bastien : Des pompes géantes font circuler des centaines de milliers de litres d’eau à la minute dans des canaux bordés de rochers pour créer chaque rapide d’écume blanche !

Camille : Tu descends la rivière en radeau pneumatique ou en kayak, et quand tu arrives en bas, tu n’as même pas besoin de descendre de ton bateau : un tapis roulant mécanique te remonte tout en haut avec ton embarcation pour recommencer !

Bastien : Un tapis roulant pour remonter les kayaks ? Quel rêve !

Camille : Et tout autour de ce rapide d’eau vive, il y a quatre-vingts kilomètres de sentiers sous les arbres pour le vélo tout-terrain et la course à pied, des murs d’escalade au-dessus de l’eau profonde et des concerts gratuits au coucher du soleil !

Bastien : Mais non, attends : parlons aussi de la position géographique idéale de Charlotte pour les amoureux de grands paysages entre mer et montagne !

Camille : C’est l’un des plus grands atouts de la ville : juste au nord de Charlotte s’étend le grand lac Norman, avec ses huit cents kilomètres de rivages boisés où les habitants font de la voile et du kayak tout l’été.

Bastien : Et si tu prends ta voiture pendant deux heures vers l’ouest depuis Charlotte, tu arrives au cœur des montagnes Blue Ridge et des Great Smoky Mountains, le parc national le plus visité des États-Unis !

Camille : En automne, la route panoramique de la Blue Ridge Parkway se pare de millions d’érables rouges, de chênes dorés et d’une brume bleutée féerique autour de la charmante ville de montagne d’Asheville !

Bastien : Et si au contraire tu roules trois heures et demie vers l’est depuis Charlotte, tu poses ta serviette sur les plages sauvages de l’océan Atlantique et des îles des Outer Banks !

Camille : Que s’est-il passé d’historique sur ces dunes de sable des Outer Banks en décembre mille neuf cent trois ?

Bastien : C’est là, à Kitty Hawk, que les frères Orville et Wilbur Wright ont fait voler le tout premier avion motorisé de l’histoire humaine !

Camille : C’est d’ailleurs pour cela que sur toutes les plaques d’immatriculation des voitures de l’État, on lit fièrement la devise « First in Flight », les premiers à avoir volé !

Bastien : Et qu’est-ce qu’on mange et qu’est-ce qu’on boit quand on s’arrête à une table de Charlotte après une journée en plein air ?

Camille : On vous sert d’abord un grand verre de thé glacé sucré, le fameux sweet tea qui est le nectar officiel de l’hospitalité du Sud !

Bastien : Et comme plat principal ?

Camille : Du porc effiloché fumé au bois, du poulet frit croustillant ou des crevettes servies sur une polenta crémeuse de maïs blanc appelée shrimp and grits !

Bastien : Et pour le dessert, une part de gâteau aux noix de pécan ou les célèbres beignets chauds glacés de Krispy Kreme, une autre spécialité née dans la région en mille neuf cent trente-sept !

Camille : Oui, mais au-delà de la cuisine et de l’économie, ce qui fait que tous les nouveaux arrivants tombent amoureux de Charlotte, c’est ce mélange rare entre l’énergie moderne d’une grande métropole internationale et la douceur bienveillante du Sud américain.

Bastien : Une ville née d’une pépite d’or au fond d’un ruisseau, abritée sous une forêt de chênes géants et tournée vers l’avenir : Charlotte porte vraiment bien sa couronne de ville reine !

Camille : C’est tout à fait vrai !

Bastien : Et parlons aussi du grand pôle universitaire et scientifique local : pourquoi tant de chercheurs, de médecins et d’ingénieurs viennent-ils travailler ici ?

Camille : Parce que la région possède des universités parmi les plus prestigieuses des États-Unis : à Charlotte même, l’université publique et le collège historique de Davidson accueillent des dizaines de milliers d’étudiants !

Bastien : C’est d’ailleurs sur le parquet de cette petite université de Davidson, juste au nord de Charlotte, qu’un certain joueur de basket-ball nommé Stephen Curry s’est révélé au monde avant de révolutionner le tir à trois points !

Camille : Et le plus grand joueur de toute l’histoire du basket-ball, Michael Jordan, a lui aussi grandi sur ces terres avant d’acheter pendant des années le club des Charlotte Hornets !

Bastien : Ici, le basket-ball universitaire et professionnel est une véritable passion qui anime toutes les conversations dès l’hiver !

Camille : C’est impressionnant !

Bastien : Et du côté de la culture et des musées au cœur d’Uptown Charlotte, que peut-on visiter en marchant le long de l’avenue culturelle de Tryon Street ?

Camille : On y trouve le magnifique musée d’art moderne Bechtler, dessiné par le célèbre architecte suisse Mario Botta, devant lequel brille une sculpture géante recouverte de miroirs réalisée par l’artiste française Niki de Saint Phalle !

Bastien : Une sculpture de la Française Niki de Saint Phalle en plein cœur de Charlotte ?

Camille : Oui ! Cet oiseau de feu géant étincelant au soleil est même devenu le point de rendez-vous préféré des habitants et des photographes dans le centre-ville !

Bastien : Et juste à côté se dresse le musée Mint, qui a été installé dans les murs historiques de l’ancienne Monnaie où l’on frappait les pièces avec l’or des pépites de Caroline au dix-neuvième siècle !

Camille : Sans oublier le musée Levine du Nouveau Sud, qui raconte avec beaucoup d’honnêteté comment la région s’est transformée après la guerre de Sécession et le mouvement des droits civiques !

Bastien : Et pour les familles qui voyagent avec des enfants ou des adolescents, il y a aussi à la frontière même entre la Caroline du Nord et la Caroline du Sud, juste au sud de Charlotte, le grand parc d’attractions de Carowinds !

Camille : Ce parc a une particularité géographique très amusante : une ligne tracée par terre traverse tout le parc, si bien que tu peux avoir le pied gauche en Caroline du Nord et le pied droit en Caroline du Sud en même temps !

Bastien : Même les montagnes russes géantes de quatre-vingt-dix-huit mètres de haut commencent leur descente en Caroline du Nord et franchissent la frontière à cent cinquante kilomètres à l’heure vers la Caroline du Sud !

Camille : Quel frisson !

Bastien : Et comment se déplace-t-on dans Charlotte aujourd’hui face à cette croissance rapide de la population ?

Camille : La ville a construit une grande ligne de tramway moderne appelée la Lynx Blue Line, ainsi qu’un immense sentier vert piétonnier et cyclable, le Rail Trail, où les habitants courent, promènent leur chien et s’arrêtent boire un café en terrasse !

Bastien : L’aéroport international de Charlotte Douglas est d’ailleurs devenu l’un des six ou sept aéroports les plus fréquentés de toute la planète, avec des vols directs vers Paris, Londres, Munich ou Francfort !

Camille : Et dans le grand hall lumineux de cet aéroport de Charlotte, savez-vous ce qui attend les voyageurs entre deux avions ? Des dizaines de fauteuils à bascule blancs traditionnels de Caroline où l’on peut se bercer gratuitement en écoutant du piano !

Bastien : Ces fauteuils à bascule blancs dans l’aéroport résument à merveille l’esprit de Charlotte : une métropole mondiale ultra-moderne qui n’oublie jamais de prendre le temps de vivre !

Camille : Et parlons aussi du jardin botanique de Daniel Stowe et du grand marché fermier régional où les familles de la ville vont remplir leur panier le samedi matin !

Bastien : Qu’est-ce que les producteurs locaux apportent sur leurs étals au fil des quatre saisons ?

Camille : Au printemps, des fraises rouges parfumées et du miel de fleurs sauvages ; en été, des pêches juteuses, des tomates anciennes et du maïs doux ; et en automne, des dizaines de variétés de pommes croquantes cueillies dans les vergers des montagnes !

Bastien : D’ailleurs, le climat de la ville est un autre secret de son succès : il y a quatre vraies saisons bien marquées, mais l’hiver reste très doux et ensoleillé !

Camille : Au mois de mars et d’avril, toutes les collines et tous les parcs comme Freedom Park explosent de fleurs blanches et roses grâce aux arbres cornouillers et aux cerisiers en fleurs !

Bastien : Puis en octobre et en novembre, l’été indien prolonge la douceur sous un ciel d’un bleu intense pendant que les feuilles des chênes deviennent couleur d’or et de cuivre !

Camille : Ce n’est pas un hasard si de nombreuses entreprises européennes, et notamment plus d’une centaine d’entreprises françaises et allemandes de haute technologie et d’énergie, ont choisi cette région pour installer leurs bureaux américains !

Bastien : Il existe même une école internationale bilingue très active où les enfants apprennent toutes leurs matières en français, en espagnol ou en allemand dès la maternelle !

Camille : Et le soir, sur les toits-terrasses de South End ou de Fahrenheit, on peut dîner en admirant le soleil se coucher derrière les gratte-ciel illuminés pendant que la brise tiède souffle dans la canopée.

Bastien : Une ville qui allie la mémoire de l’histoire, l’audace entrepreneuriale et le respect des grands arbres mérite vraiment le détour lors d’un voyage aux États-Unis !

Camille : Merci pour cette belle escapade en Caroline du Nord et à très bientôt pour une nouvelle destination !

Bastien : À très bientôt !