Des jeux enterrés dans le désert (B1)
Games buried in the desert — An E.T. game made in five weeks, cartridges buried in New Mexico, a market that nearly vanished — and the toy robot Nintendo used to sneak consoles back into shops.
Marie : Thomas, c'est vrai que des jeux vidéo sont enterrés dans un désert américain ?
Thomas : Tu parles des cartouches d'E.T. ! C'est le symbole du grand krach de mille neuf cent quatre-vingt-trois.
Marie : À l'époque, qu'est-ce qui se passait ?
Thomas : Au début des années quatre-vingt, Atari dominait le marché, et tout le monde voulait vendre des jeux.
Marie : Et c'était un problème ?
Thomas : Oui, parce que n'importe qui publiait n'importe quoi. Les magasins étaient pleins de jeux médiocres.
Marie : Et E.T., dans tout ça ?
Thomas : Atari a payé très cher les droits du film, puis a confié le jeu à un seul programmeur. Il avait environ cinq semaines.
Marie : Cinq semaines pour le jeu de Noël ! Il a dû travailler jour et nuit.
Thomas : Le résultat était confus : on tombait sans cesse dans des trous. Les joueurs l'ont détesté.
Marie : Et les cartouches invendues ont fini dans le désert.
Thomas : Des camions les ont enterrées près d'Alamogordo, au Nouveau-Mexique. Beaucoup pensaient que c'était une légende, jusqu'en deux mille quatorze, quand on a fouillé la décharge et retrouvé les cartouches.
Marie : Et le marché, il s'est effondré ?
Thomas : Presque complètement. Les magasins ne voulaient plus entendre parler de consoles.
Marie : Alors comment Nintendo a réussi à lancer la NES aux États-Unis ?
Thomas : Avec une ruse. Nintendo l'a présentée comme un jouet, avec un petit robot appelé Rob. Et un sceau de qualité contrôlait chaque jeu.
Marie : À mon avis, la leçon restera valable : la quantité ne remplacera jamais la qualité.
Thomas : J'espère que les studios s'en souviendront. Merci Marie !